“Never Give up”
Grand Prix de l'Institut


Exposition du 7 juillet au 1er octobre
Vernissage le 6 juillet à partir de 16h

Institut Culturel Bernard Magrez
16 rue de Tivoli, Bordeaux


L’Homme Nature
Musée Passager

Comissariat de Florence Guionneau-Joie
Exposition itinérante du 1 mai au 4 août 2017
Argenteuil, Clichy-Montfermeil, Port aux Cerises, Dravel (Essone)






Biennale Chemin d'art, Saint Flour
15 juillet - 18 septembre 2016

Chemin des chèvres,
Cathédrale de Saint Flour,
Musée Alfred-Douet,
Place de la Liberté, (Maison de Pays).

Cyclae, bois et cire d'abeille,
sculpture In situ au Chemin des chèvres, Saint Flour

Julie Crenn
extrait du catalogue de la biennale Chemin d'art, Saint Flour.
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Je conviens de nommer "Divers" tout ce qui jusqu’aujourd’hui fut appelé étranger, insolite, inattendu, surprenant, mystérieux, amoureux, surhumain, héroïque et divin même, tout ce qui est Autre.
Victor Segalen. Essai sur l’Exotisme. Une Esthétique du Divers (1978).

À Saint-Flour, une figure protectrice est solidement ancrée au sol. Du bois de tilleul a progressivement surgi un personnage nu et assis. Ses yeux clos et sa position donnent lieu à une introspection, voire à une attitude méditative. Il présente de sa main droite une autre figure, qui, elle, se tient debout. La statuette est conçue en cire naturelle. Au fil des jours, elle est soumise aux lois de la nature, aux intempéries, à la chaleur, au vent ou encore au passage des oiseaux. Sa dégradation est inévitable. Elle est amenée à lentement disparaître. La statuette est à considérer comme une offrande, une figure sacrifiée qui nous renvoient à différentes cérémonies ancestrales, mais aussi à notre impuissance face au temps et à notre propre disparition. Malgré les apparences, les deux corps partagent cependant un devenir mouvant. Si la statuette en cire est amenée à fondre progressivement, la statue, dont la silhouette semble plus solide et massive, est pourtant taillée dans le tilleul, un bois fragile et instable. Selon leurs propriétés physiques et les conditions climatiques, les deux corps vont connaître une dégradation et une transformation. Les sculptures vivantes de François Chaillou ne sont pas séparées du réel, bien au contraire, l’artiste souhaite les réintégrer au cœur de « processus cycliques qui prennent en compte l'ensemble de l'univers de l'infiniment petit à l'infiniment grand, des insectes aux astres. » Comme les hommes, les animaux, les végétaux et toute autre forme vivante, les œuvres se meuvent et connaissent différents états. Elles participent d’un tout.
Les visages des deux sculptures sont légèrement tournés vers le sol, ils aspirent à la réflexion, l’intériorité et à l’infini. D’un point de vue plastique, François Chaillou entremêle différentes références issues d’arts primitivistes orientaux et occidentaux. Il envisage le primitivisme comme « un exotisme vers lequel on se dirigerait progressivement, un retour à l'origine non plus éclairé par la superstition mais par la science, science naturelle entre autre. Le primitivisme est associé à l'idée de cycle, la vie se répète, et l'on perpétue des traditions, en imitant symboliquement des événements mythiques afin de préserver l'équilibre du monde. » Il opère ainsi à une forme de syncrétisme entre les statuaires d’origines égyptienne, romane, byzantine, mésopotamienne et africaine. Du bois et de la cire, l’artiste fait émerger un monument profane et exotique. « L’Exotisme n’est […] pas une adaptation, une compréhension parfaite d’un hors soi-même qu’on étreindrait en soi, mais la perception totale et immédiate d’une incompréhensibilité éternelle. » (V.S.) Exotique du fait de sa présence incongrue dans le paysage, mais aussi parce qu’il résulte d’une hybridation culturelle. Il synthétise différents courants de l’histoire de l’art dans sa globalité et nous invite, à travers un voyage temporel et artistique, à tutoyer le Divers.

1. discussion avec l'artiste, mai 2016







L'éblouissement de la perte

Du 27 février au 12 mars 2016

GALERIE DA-END
17 rue Guénégaud
75006 PARIS




Douze artistes invités à partager ces derniers jours, sur les empreintes de la disparition.

Eric Aupol, Marcos Carrasquer, François Chaillou, Nicolas Darrot, Lola B. Deswarte, Paul-Emmanuel Dubois, Patricia Dupuy, Myriam Mechita, Simone Pheulpin, Jennifer Ramsay, Lionel Sabatté, Satoshi Saïkusa.

Une invitation à intervenir à partir de ce lieu. La perte d’une maison d’enfance, un point d’appui qui devient universel. Une résidence de quelques jours, un prélude au travail des œuvres, pour s’emparer de la mémoire vive.

Sur une proposition de Stéphanie Surer.





Octobre 2015
Lauréat de la bourse déclic jeune de la Fondation de France